Le Chansonnier de Jean de Montchenu du XVe siècle en Forme de coeur.

Le Chansonnier de Jean de Montchenu du XVe siècle en Forme de coeur.

Les livres au Moyen Age et à la Renaissance rivalisaient d’originalité et étaient des Trésors à part entière.

Ce codex, le chansonnier de Jean de Montchenu, était un petit recueil de 72 pages de chansons amoureuses latines et françaises sur parchemin en forme de cœur (de double cœur lorsqu’il est ouvert), unique en son genre pour l’époque. 

chansonnier

Après maintes vicissitudes, ce document est parvenu par legs au baron de Rothshild qui en a fait don à la Bibliothèque Nationale de France -BNF- en 1949 où il se trouve toujours.

« Ce manuscrit, exceptionnel par sa forme de deux cœurs accolés en position ouverte, est un rare témoignage de l’art du livre enluminé en Savoie dans la seconde moitié du XVe siècle. Copié et enluminé vers 1475 pour le prélat Jean de Montchenu, d’abord au service des ducs de Savoie puis évêque d’Agen et enfin de Viviers, il s’agit d’un recueil de chansons, treize italiennes et trente françaises. Enrichi de deux enluminures profanes, il se distingue surtout par ses élégants et riches décors marginaux encadrant les parties chantées ». 

Daté avec certitude entre 1460 et 1470, il porte l’écu des Montchenu et des Ternier (son grand père maternel), et le chapeau noir ecclésiastique des protonotaires (fonction que Jean occupait au Saint Siège à cette époque), signe supplémentaire de datation indiquant
qu’il n’était pas encore évêque.

Ce manuscrit a été numérisé et il est visible dans sa totalité sur Gallica – le site de ressources en ligne de la BNF

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525044884/f4.image

La famille de Montchenu était originaire du Dauphiné, dont certains membres étaient au service du Duc de Savoie. Jean de Montchenu était un prélat français et ce chansonnier qu’il a composé lui-même, montre qu’il avait un caractère romantique et aventureux. Dès 1458, il entra dans l’ordre hospitalier des Antonins. Il fit ses études à Rome et obtint le prieuré Antonin de Rome en 1460. C’est à cette époque-là qu’il commença la rédaction de son chansonnier avec des chansons italiennes. En 1477, il reçut l’évêché d’Age, poste qu’il n’occupa jamais puisqu’il n’obtint jamais les bulles de confirmation papales. Il fut par contre évêque de Viviers de 1478 à 1497. Il décéda en 1506 à Saint-Antoine l’Abbaye dans l’Isère.

Merci de votre lecture.

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