Les attaques et offensives 14-18 : « ça cogne dur »

Les attaques et offensives 14-18 : « ça cogne dur »

Cette guerre que l’on croyait courte dura quatre ans, quatre années d’angoisse pour tous, les soldats bien-sûr, mais aussi les civils, les épouses, les vieillards, les enfants.

Avec les premières tranchées, comment alors la « Guerre de Position » qui met fin à l’espoir de cette guerre courte… Les positions étaient tenues avec acharnement. Les Français comme les Allemands tentaient de gagner du terrain sur cet interminable front. Mais malgré leurs efforts, gagner une once de terrain était vite devenu mission impossible dans cette immobilité mortifère. Monter au front était terrible pour tous…

« Il n’y a rien de plus horrible à la guerre que de subir un bombardement. Un homme est là, seul dans son trou. Il y a une activité extraordinaire de jugement. C’est trop stupide de rester là à attendre la mort ! Tout est préférable à cela ! Et l’homme reste dans son trou, impuissant, attendant, espérant le miracle ». Journal de tranchées – avril 1917

Cette guerre de position a vite révélé la supériorité de la défensive sur l’offensive. Le front décisif, le front Ouest long de 700 km était composé de tranchées et de boyaux peu larges. En première ligne, les adversaires n’étaient séparés que de quelques centaines de mètres, parfois quelques dizaines seulement, recouverts de barbelés. Cet espace terrible était appelé le « No man’s land« . Les tranchées allemandes étaient mieux organisées au début de la guerre que les tranchées françaises.

Voici une courte vidéo où je vous parle de cette thématique :

Il existe un très grand nombre de témoignages de nos soldats qui se sont exprimés sur les attaques et les offensives, voici quelques phrases qui expriment leurs ressentis :

  • « Demain, il doit se produire une attaque presque sur tout le front. Nous souhaiterons la fête au Kaiser. Nous commençons à être énervés et il faut en finir le plus vite possible » Roland Buzet, 26/01/1915
  • « Nous montons en ligne ce soir ». Jacques Boteille, 13/11/1919
  • « Ce qui est beau, c’est le calme qui règne depuis qu’on leur a envoyé cette volée. Ils en avaient besoin car depuis, ils sont tranquilles ». Jacques Boteille, 03/04/1919
  • « ça cogne dur ». Lucien Danglade, 26/05/1916
  • « ça chauffe par ici en ce moment ». Joseph de Lalyman, 26/06/1916
  • « C’est un tonnerre effroyable et ininterrompu ». Joseph de Lalyman 16/09/1915

Merci de votre écoute et lecture. Le prochain article sera consacré à la correspondance des Poilus.

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