Le pendentif de Middleham Castle – Yorkshire – Angleterre

Le pendentif de Middleham Castle – Yorkshire – Angleterre

Le pendentif de Middleham XVe siècle, a été trouvé en 1985, près du château par un homme appelé Ted Seaton avec son détecteur de métaux.

Le bijou en forme de losange mesure 6,4 cm x 4,8 cm et pèse 68 grammes.

Il présente des scènes bibliques avec une Trinité, Crucifixion du Christ et la représentation de Dieu de Père et le tétragramme YHVH sur l’avers avec la phrase en latin : « Ecce Agnus Dei qui tollis peccata mundi … miserere nobis » – « Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, prends pitié de nous ». Le terme gravé « Ananizapta » peut être considéré comme un mot magique qui pouvait protéger les femmes des risques de l’accouchement, de la stérilité ou de l’épilepsie.

L’autre côté présente une Nativité, naissance du Christ avec un crèche complète avec Marie, Joseph, l’enfant Jésus, le bœuf et l’âne et même l’étoile de Bethléem. Quinze saint sont représentés tout autour du revers du pendentif, certains portants leurs attributs, ce qui permet de les reconnaître : Saint Pierre, Saint George, Sainte Barbara, Sainte Marguerite d’Antioche, Catherine d’Alexandrie, Dorothée de Césarée, Sainte Anne, probablement également Saint Augustin d’Hippone, Saint Nicolas de Myre, Saint Jérôme, Saint Antoine de Padoue, Sainte Agnès, Sainte Cécile, Sainte Claire d’Assise et Sainte Hélène ou Sainte Brigitte de Suède. Ce pendentif était donc placé sous la « haute protection » de tous ces saints.

Pendentif de Middleham Castle - Angleterre

C’est un pendentif qui s’ouvre, et qui contenait trois morceaux de tissus en soie. Il s’agissait donc d’un reliquaire. Le gros saphir bleu était en lien avec la Vierge et le ciel, dont le bleu est la couleur. On croyait aussi que le saphir sous la représentation d’un crucifix pouvait protéger contre diverses maladies, telles que les ulcères, les problèmes de vision, des maux de tête ou encore le bégaiement.

Pendentif de Middleham Castle - Angleterre

Ce bijou aurait pu appartenir à Anne Beauchamp (1426-1492), veuve de Richard Warwick, « le Faiseur de Rois – the Kingmaker« , la belle-mère de Richard III d’Angleterre, dont la présence dans le château de Middleham est attestée avec certitude en 1473, à l’occasion de la naissance du fils unique de Richard.

D’autres propriétaires possibles pouvaient être Cecily Neville, la mère de Richard III, ou encore Anne Neville, son épouse.

Le pendentif est actuellement exposé au Musée d’York, dans le Nord de l’Angleterre. Le musée d’York avait pu l’acquérir en 1992 pour 2.5 millions de livres sterling, en utilisant les fonds recueillis par un appel public, dont 1,7 million de livres sterling du National Heritage Memorial Fund, 350 000 livres sterling de John Paul Getty Junior qui était un philanthrope britannique et collectionneur de livres, 180 000 livres sterling de le National Art Collections Fund , 75 000 £ du Headley Trust, 60 000 £ du Victoria and Albert Museum, 25 000 £ de la Goldsmith’s Compagny, et 20 000 £ donnés par des membres du public. Il y a également eu des dons du North Yorkshire County Council, de la Société Richard III et de la Fondation Wolfson.

Le pendentif est exposé de manière permanente au Musée d’York et une copie peut être admirée au château de Middleham.

C’est l’un de plus beaux exemples de joaillerie médiévale anglaise du XVe siècle. Il est possible que des perles aient bordées le pendentif.

Représentation possible du pendentif à l’origine

Combien d’autres trésors merveilleux nous reste-il encore à découvrir ? C’est passionnant.

Sources :

  • Bookwiki
  • Musée d’York
  • English Heritage
  • Magic, Medicine and the Middleham Jewel, English Heritage, 2019
  • The saga of Middleham jewel, Vera Seaton, 2014
  • The Middleham jewel and ring, John F Cherry, 1994

Merci de votre lecture.

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