Marie Stuart en 15 objets

Marie Stuart en 15 objets

LE COFFRET DE LETTRES DE MARIE STUART

Ce coffret contenait 8 lettres que Marie Stuart avait écrites à James Hepburn, Lord Bothwell, qui devint son troisième époux. Il fait partie de la collection Hamilton depuis les années 1670 et contenait les lettres notoires qui auraient incriminé la Reine d’Écosse, pour son implication dans le meurtre de son deuxième mari, Henri Stuart, Lord Darnley.

Il fut certainement offert à Marie, Reine d’Écosse par son premier époux, François II de France.

Les lettres d’origine sont aujourd’hui perdues et il semble que rien ne prouvait réellement l’implication de Marie Stuart dans ces lettres écrites.

Coffret lettres de Marie Stuart
Photo Pinterest

D’une longueur d’environ 25,4 cm, d’une largeur de 15,2 cm et d’une hauteur de 10,1 cm, le coffret est en argent avec une fine couche d’or désormais usée. Un motif complexe de feuilles de vigne et de petites fleurs compose le couvercle et les côtés représentent des scènes de chasse. Il y a des poignées de chaque côté, une serrure et une clé qui permettaient de le fermer. À une époque, il disposait probablement son propre étui de protection en cuir. Le coffret porte la marque d’un orfèvre parisien non identifié du XVe siècle.

Ce coffret est l’un des deux objets en argent français du XVe siècle les plus importants d’Écosse, l’autre étant la masse du Collège St Salvator de l’Université St Andrews.

Auparavant détenu à Hamilton Palace, South Lanarkshire, il est maintenant à Lennoxlove, East Lothian. Coffret Lennoxlove – © Lennoxlove House Ltd.

 Signature de Marie Stuart dans une lettre qu'elle écrivit quelques heures avant sa mort.
Signature de Marie Stuart dans une lettre qu’elle écrivit quelques heures avant sa mort. National Library of Scotland  – Jane Barlow/PA Images/Getty Images

TROUSSEAU DE CLES – LOCHLEVEN

Ce trousseau de clé a été retrouvé près du château de Loch Leven. Il aurait été perdu lors de la fuite de Marie Stuart, le 2 mai 1568.

ARMOIRE CABINET

Armoire Marie Stuart

Ce meuble en chêne du milieu du XVIe siècle, finement décoré dans le style Renaissance, a été importé de France et aurait appartenu à Marie, reine d’Écosse. Il a longtemps été conservé par les Hepburn de Smeaton, partisans de la reine.

Le meuble est finement sculpté de panneaux médaillons et a un caractère différent sur chaque panneau. La Vierge à l’Enfant est placée au centre en haut de l’armoire.

PENDENTIF CRUCIFIX

Pendentif crucifix Marie Stuart

Ce collier est entré en possession du shérif de Northampton l’année de l’exécution de la reine le 8 février 1587 au château de Fotheringhay, dans le Northamptonshire.

On ne sait pas si Marie a donné ce médaillon au shérif de Northampton, mais elle était généreuse envers ses amis et les gens autour d’elle et ravie de leur donner des bijoux et d’autres cadeaux.

CRUCIFIX EN ARGENT

Crucifix Marie Stuart

Ce crucifix en argent, décoré de niello et monté sur une croix en ébène uni, a été trouvé dans une chambre du château de Craigmillar où Marie avait été reçue.

LIVRES D’HEURES ET DE PRIERES

Livre d'heures Marie Stuart

Bien que le livre d’heures porte le nom de Marie Stuart, le roi François Ier est en fait considéré comme le possesseur de ce manuscrit exceptionnel. Il est entré en possession de la princesse Claude, son épouse, Claude de France en cadeau royal de François. La reine écossaise Marie Stuart dont la vie tragique et passionnante fascine à ce jour, a finalement épousé le petit-fils de Claude de France, le roi de France François II, et c’est ainsi que le trésor de l’illumination entra en sa possession.

Tout petit, il mesure 4,8 x 3,2 cm. Ce chef-d’oeuvre a été réalisé en France vers 1510-1515. Il est probablement l’oeuvre de l’école de Rouen. Après avoir été dans la famille Royale de France pendant des siècles, ce livre d’heures est arrivé en Allemagne en 1837 par Marie d’Orléans, la fille de Louis-Philippe, à l’occasion de son mariage avec le duc Alexander Von Wüttemberg. Cet ouvrage fait toujours partie des collections de la famille.

Il existe aujourd’hui un petit fac-similé de cet ouvrage : https://www.ziereisfacsimiles.com/book-of-hours-of-mary-stuart

Jacques VI d’Ecosse et Ier d’Angleterre

Arnold Bronckorst - James VI and I, 1566 - 1625. King of Scotland 1567 - 1625. King of England and Ireland 1603 - 1625
Arnold Bronckorst – James VI and I, 1566 – 1625

Jacques VI est devenu roi à l’âge de treize mois, suite à l’abdication forcée de sa mère Marie, reine d’Écosse. Ici, l’artiste néerlandais Arnold Bronckorst le représenta, comme le voulait la pratique habituelle, c’est-à-dire comme un adulte. Il porte un pourpoint et un chapeau noirs à la mode et tient un faucon-moineau sur sa main gauche gantée. La chasse au faucon était une activité de plein air adaptée à son âge et à son statut royal.

HENRI STUART – LORD DARNLEY

Lord Darnley - second mari de Marie Stuart
Thomson Collection

Ce portrait miniature du second époux de Marie Stuart, Henri Stuart, Lord Darnley fut réalisé vers 1560, alors que sa famille et lui étaient en exil en Angleterre. Il fut réalisé par Levina Teerlinc, une peintre reconnue de la cour d’Angleterre, afin de montrer le haut statut de Darnley et de sa famille, les Lennox-Stuart.

JAMES HEPBURN – LORD BOTHWELL

Lord Bothwell - troisième mari de Marie Stuart

Bothwell fut le troisième époux de Marie Stuart. Ce petit portrait de 1566 fut réalisé à l’occasion de son mariage avec Lady Jane Gordon. Son mariage avec la famille Huntly avait fait de Bothwell l’un des seigneurs les plus puissants d’Écosse. Il acquit rapidement de l’influence à la cour de Marie, reine d’Écosse, qui lui faisait confiance par rapport aux autres seigneurs. Pourtant Bothwell était avant tout un épéiste et un aventurier, et son charme ne voilait qu’en partie sa nature grossière et violente. Il fit partie de la conspiration pour tuer le mari de la reine, Lord Darnley, et a ensuite divorcé de sa femme afin d’épouser Marie. Au lieu de stabiliser la position de Marie, ce mariage a unifié les autres seigneurs écossais contre elle et a été le début de sa chute. Après l’emprisonnement de Marie, Bothwell s’enfuit en Norvège et mourut prisonnier au Danemark.

GANT ET CHAUSSURE DE MARIE STUART

Gant de Marie Stuart
Pinterest – non sourcé
Chaussure de Marie Stuart
Pinterest – Jedburgh house

Ce gant aurait été porté par Marie Stuart le jour de son exécution. La chaussure se trouve au musée de Jedburgh, où se trouve également le visage de cire réalisé après sa mort. Marie aurait abandonné cette paire de chaussures à cause d’un talon cassé. La chaussure restante fut conservée par la faille Allan.

PREMIER SCEAU ROYAL

1542. Le sceau montre une représentation de la Reine sur le trône et des armes royales d’Ecosse. Ce grand sceau était utilisé pour signer des documents importants comme la concession de terres royales et les nominations à de hautes fonctions.

SECOND SCEAU ROYAL

sceau de Marie Stuart
National Museums Scotland

1544 – Sceau privé utilisé pour signer les actes du Conseil Privé de la Reine.

SCEAU DE MARIE STUART ET FRANCOIS II

Sceau Royal - Marie Stuart et François II Valois - France

1559, quatrième grand sceau de Marie Stuart. Il présente la reine avec son époux, le Roi de France, François II et mentionne qu’ils sont tous deux Roi et Reine de France, d’Ecosse, d’Angleterre et d’Irlande. Cette prétention à se dire monarque de l’Angleterre ne lui sera jamais pardonné par la reine Elizabeth I ère qui était la Reine d’Angleterre.

Acte de mort signé par la reine Elizabeth

Acte de mort de Marie Stuart signé par Elizabeth Ière
Copie de l’acte de mort signé en 1587 par la reine Elizabeth

LONDRES (Reuters) – L’Église d’Angleterre a acheté la seule copie survivante du mandat que la reine Elizabeth I a signé à contrecœur en 1587, autorisant l’exécution de sa cousine, Marie Stuart. Le mandat, l’un des documents les plus spectaculaires de l’histoire britannique, est exposé à la bibliothèque de Lambeth Palace.

La bibliothèque a payé 72 485 livres à une maison de vente aux enchères californienne pour le mandat, avec l’argent récolté auprès d’organismes du patrimoine et de bienfaiteurs.

Le manuscrit demandait à Henry Gray, le sixième comte de Kent et l’un des deux commissaires chargés de l’exécution, de «se rendre à notre château de Fotheringhaye où ladite reine de Scottes est en garde à vue et de faire en sorte que par votre exécution de mise en accusation, on place sa personne . « 

Le mandat d’origine a été perdu au lendemain de l’exécution de Mary. 

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Sources :

  • National Library of Scotland
  • National Museums Scotland
  • Lennoxlove House Ldt
  • Lochleven Castle, Historic Scotland, 1994
  • Mary, Queen of Scots, Rosalind K.Marshall, 2013

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Merci de votre lecture.

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