14 mai 1536 – Henri VIII fait revenir Jane Seymour

14 mai 1536 – Henri VIII fait revenir Jane Seymour

Ce dimanche 14 mai et juste 12 jours après l’arrestation de la reine Anne Boleyn qui avait été arrêtée au palais de Greenwich à Londres et conduite à la Tour de Londres pour y être emprisonnée et la veille de son procès pour haute trahison, Henri VIII envoya Nicholas Carew chercher Jane Seymour qui avait été envoyée à la campagne pour l’éloigner un peu des événements liés à la chute d’Anne Boleyn.

Nicholas Carew – Holbein – Vers 1532-1533 – Wikimedia Commons

Henri VIII souhaitait que Jane revienne à Londres et qu’elle soit amenée à Chelsea pour être plus proche de lui. Jane avait été éloignée quelques jours afin de limiter les réactions de la cour au sujet de sa relation avec le roi et de la chute d’Anne Boleyn.

Maintenant que les investigations avait été menées et que le procès de la seconde reine aurait lieu le lendemain, le 15 mai 1536, Henri VIII pensait qu’il pouvait faire revenir celle pour qui il avait une très grande affection.

Jane Seymour
Jane Seymour – Hans Holbein – 1536-1537 – Wikimedia Commons

Jane fut placée dans un hôtel particulier très proche d’Henri VIII, ce qui facilitait grandement la possibilité de lui rendre visite quand il le souhaitait. A Chelsea, le roi demanda que Jane soit traitée comme une reine.

L’ambassadeur Impérial de Charles Quint, Eustache Chapuis précise dans sa correspondance à quel point Jane était magnifiquement vêtue et servie par les employés du roi. Elle était déjà considérée comme Reine aux yeux d’Henri VIII.

On peut se demander ce que Jane pensait de tout cela et si elle était vraiment consciente de la situation. Elle devait bien savoir qu’Anne Boleyn était enfermée à la Tour, mais que savait-elle vraiment des investigations, nous ne le savons pas…

Jane Seymour – Hans Holbein – 1536-1537 – Wikimedia Commons

Dans ses écrits, Chapuis qui n’aimait pourtant pas la reine Anne Boleyn aurait pu être joyeux de la voir remplacer par une autre femme, bien que Jane ne soit pas de haute naissance. Il appelait Anne « la concubine » ne reconnaissant pas sa position de reine puisque pour lui, la véritable reine était Catherine d’Aragon, la première épouse d’Henri VIII, mais il ne se réjouissait pas pour autant de sa chute.

Dans une lettre datée du 18 mai 1536, il décrivait Jane Seymour comme étant de « petite stature, et n’étant pas d’une grande beauté. Il la trouvait fière, sans grand esprit et il doutait qu’elle soit vierge ». Ce qui n’était donc pas un portrait très élogieux de sa personne.

Il lui trouvait quand même un avantage certain : elle aimait vraiment la princesse Marie, la fille de Catherine d’Aragon, pour laquelle elle était prévenante et aimante.

Marie Tudor vers 1554 – Master John – Wikimedia Commons

Après l’exécution d’Anne Boleyn, Marie repris contact avec son père. Pour autant, ses relations avec lui ne s’étaient pas améliorées car Marie refusait de reconnaître le mariage de ses parents comme étant « nul et invalide » et en fervente catholique, elle refusait de reconnaître son père comme le Chef suprême de l’Eglise d’Angleterre.

Pour elle, il ne pouvait pas être au-dessus de l’autorité du pape. Marie a énormément souffert de cette situation et son père était prêt à la faire exécuter si elle ne se soumettait pas à lui. Ce qui montre à quel point Henri VIII était implacable à cette époque …

Chapuis qui aimait énormément Marie la pria d’accepter tout cela pour sauver sa vie. Mais elle en fut terriblement malade car elle avait l’impression de trahir sa mère.

Après qu’elle se soit soumise par obligation, Henri VIII la rappela à la cour en la traitant comme une fille aimée… Mais Marie resta brisée psychologiquement. Je vous en parlerais dans de prochaines chroniques.

Voici une courte vidéo sur le sujet :

Merci de votre lecture et écoute.

la rose des tudors

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