18 mai 1536 – Anne Boleyn, l’exécution reportée…

18 mai 1536 – Anne Boleyn, l’exécution reportée…

Anne Boleyn devait être exécutée le 18 mai 1536.

Elle avait donc passé la nuit en prière avec son aumônier et elle s’était préparée à mourir.

Elle avait été condamnée à subir la mort des traîtresses femmes, c’est-à-dire à être brûlée vive. Mais le roi « dans sa grande bonté » commua sa peine en décapitation.

Anne dans la Tour – 1835 – Wikimedia Commons

Anne avait demandé à être exécutée à la française, par l’épée et non par la hache anglaise et par un bourreau français expérimenté qui arrivait de Calais ou de Saint Omer. Nous n’avons aujourd’hui aucune trace de ce bourreau, nous ne savons absolument pas qui il était. Il est certainement arrivé depuis le port de Calais où il avait embarqué, mais cela ne veut pas dire pour autant que c’était un bourreau de la ville de Calais ou de Saint Omer comme cela fut mentionné souvent.

Thomas Cranmer, l’archevêque de Canterbury revint à la Tour pour entendre la toute dernière confession d’Anne et célébrer la messe avec elle. Elle demanda la présence d’un témoin qui fut le connétable de la cour, William Kingston et elle jura deux fois, avant et après avoir reçu l’Eucharistie, le corps du Christ, être totalement innocente de tout ce dont on l’accusait. Kingston consigna cette dernière confession d’Anne dans ses rapports à Cromwell.

Anne avait juré être innocente à chaque fois qu’elle fut interrogée. Elle était une fervente pratiquante et elle n’aurait jamais risqué de damner son âme si elle avait été coupable.

Si elle avait été coupable, elle aurait demandé pardon pour ses fautes espérant éviter la damnation éternelle. Mais jusqu’au bout, elle jura être innocente comme l’étaient son frère et les quatre autres hommes qui avait été exécutés la veille.

Elle demanda que l’on donne une partie de son argent aux pauvres et elle se remit à prier en attendant sa mort. Kingston tenta de soutenir moralement la reine, lui disant que tout irait rapidement. Anne précisa qu’elle savait que le bourreau serait qualifié et qu’elle avait de toute façon un petit cou …elle pleura et mit ses mains autour de son cou. Kingston fut impressionné par son courage et le rapporta à Cromwell. Anne mentionna aussi à ses dames de compagnie qu’elle était certaine que l’histoire garderait d’elle l’image « d’une Anne sans tête ».

Malheureusement, le bourreau ne put arriver à temps pour ce 18 mai et l’exécution fut reportée le lendemain. L’ambassadeur Impérial Eustache Chapuis rapporta ce qu’il avait entendu de la réaction d’Anne lorsqu’elle apprit cette nouvelle. Ce fut un nouveau coup dur pour elle qui s’était préparée à mourir et la tension nerveuse devait être à son comble …

Mais les heures étaient comptées et il ne lui restait que peu de temps à vivre …

Voici une courte vidéo sur le sujet :

Merci de votre lecture et écoute.

la rose des tudors

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

RSS
LinkedIn
Share